Calculer la trésorerie de départ : les clés pour une entreprise saine et pérenne

Au moment de créer ou reprendre une entreprise, il est essentiel de bien évaluer la trésorerie de départ nécessaire pour assurer la survie et le développement de celle-ci. Bien que souvent sous-estimé, ce calcul est crucial pour éviter les mauvaises surprises et les difficultés financières. Dans cet article, nous vous guiderons dans cette démarche à travers plusieurs étapes clés.

Qu’est-ce que la trésorerie de départ ?

La trésorerie de départ représente l’ensemble des liquidités dont dispose une entreprise à ses débuts pour financer son activité. Elle comprend notamment les fonds propres apportés par les fondateurs, les emprunts bancaires contractés, ainsi que d’éventuelles subventions ou aides financières publiques. Cette somme doit permettre à l’entreprise de couvrir ses besoins en fonds de roulement (BFR) et ses investissements initiaux.

Pourquoi est-il important de bien calculer sa trésorerie de départ ?

Une trésorerie de départ insuffisante peut mettre en péril la pérennité d’une entreprise dès ses premiers mois d’existence. En effet, sans liquidités disponibles, elle ne pourra pas faire face à ses charges courantes (salaires, loyers, etc.) ni investir dans des projets de développement. Au contraire, une trésorerie trop importante peut entraîner un endettement excessif ou des coûts d’opportunité élevés. Il est donc crucial de trouver le bon équilibre pour garantir la réussite et la croissance de l’entreprise.

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Comment procéder pour calculer sa trésorerie de départ ?

Le calcul de la trésorerie de départ doit prendre en compte plusieurs éléments, que nous détaillerons ci-dessous.

1. Estimer ses besoins en fonds de roulement (BFR)

Le BFR représente le montant des ressources financières nécessaires pour assurer le fonctionnement courant de l’entreprise. Il résulte principalement de la différence entre les créances clients, les stocks et les dettes fournisseurs. Pour estimer son BFR, il convient d’établir un prévisionnel des entrées et sorties de trésorerie liées à l’exploitation sur une période donnée (généralement un an).

2. Evaluer les investissements initiaux

Les investissements initiaux correspondent aux dépenses engagées pour démarrer l’activité, telles que l’achat ou la location d’un local, l’acquisition d’équipements ou encore les frais liés à la création de l’entreprise (statuts, immatriculation, etc.). Il peut également être nécessaire d’inclure des dépenses préalables à l’exploitation, comme la constitution d’un stock initial ou le recrutement du personnel. L’estimation des investissements initiaux doit être réalisée avec rigueur afin d’éviter toute sous-évaluation ou surévaluation.

3. Prendre en compte les besoins de trésorerie liés à la croissance

Une entreprise en développement peut avoir besoin de liquidités supplémentaires pour financer ses projets de croissance, tels que l’ouverture d’un nouvel établissement, le lancement d’une nouvelle gamme de produits ou l’embauche de collaborateurs. Il est important d’anticiper ces besoins afin de prévoir un niveau de trésorerie suffisant pour les couvrir.

4. Intégrer les éventuelles aides financières

Certaines entreprises peuvent bénéficier d’aides financières publiques sous forme de subventions, d’avances remboursables ou encore de prêts à taux zéro. Ces dispositifs permettent souvent de renforcer la trésorerie de départ et doivent donc être pris en compte dans le calcul. Toutefois, il est important de bien vérifier les conditions d’éligibilité et les modalités de remboursement avant d’intégrer ces montants.

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5. Estimer un « coussin » de sécurité

Afin d’assurer une certaine marge de manœuvre et prévenir les aléas liés à l’activité (retards de paiement, imprévus, etc.), il est recommandé d’inclure un « coussin » de sécurité dans le calcul de la trésorerie de départ. Celui-ci correspond généralement à un pourcentage des charges fixes annuelles (10% à 20%, par exemple) et doit être adapté en fonction du secteur d’activité et du niveau de risque estimé.

6. Synthétiser et ajuster le calcul

Une fois ces éléments pris en compte, il convient de les synthétiser pour obtenir une estimation globale de la trésorerie de départ nécessaire. Cette somme doit ensuite être confrontée aux ressources financières mobilisables par les fondateurs (apports personnels, emprunts bancaires, etc.). Si un écart significatif est constaté, il peut être nécessaire d’ajuster le projet en réduisant les coûts prévus, en recherchant des financements complémentaires ou en revoyant certaines ambitions à la baisse.

En définitive, bien calculer sa trésorerie de départ est un exercice délicat mais essentiel pour assurer la pérennité et le développement d’une entreprise. En suivant ces étapes clés et en adoptant une approche rigoureuse et réaliste, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir votre projet entrepreneurial.